Ce matin, j’ai cherché des financements #2 – le dossier de présentation

Commençons par le commencement : Comme dans toute relation, on commence par faire connaissance. Surtout quand on recherche des financements.


Il y a la présentation écrite, ou pour les connaisseurs, le classique business plan. Projet / Environnement / Stratégie / Finance.
C’est le gros document où tu dis tout sur tout. Enfin sur toi et ton projet. Parler de ton chat ne sert pas à grand chose. Sauf s’il participe au projet. Mais comme ce n’est pas le cas…
Il faut que tu racontes par écrit ce qui est si clair dans ta tête. Et si tu ne fais pas attention, tu fais des phrases à la Proust. J’ai donc réappris à faire des phrases Sujet / Verbe / Complément. Dans ce document, il faut faire simple dans la complexité. Et ne pas oublier de dire que tu recherches des financements et combien. Précision qui peut paraître idiote pour certains, mais pas forcément inutile pour d’autres.
Les lecteurs attentifs me diront : « Mais attends, tu n’en as pas déjà fait un ? » Et les lecteurs encore plus attentifs de répondre : « Il y a deux ou trois trucs qui ont changé entre temps ».

Vous venez donc de rédiger vos 20 (mieux) à 30 (moins bien) pages de business plan, l’avez fait relire à toute votre famille, vos amis, vos voisin et la boulangère, tout est bien présenté, tout est ficelé. C’est bien, mais maintenant il faut faire la même chose mais en une page : c’est l’executive summary.

Quand j’ai cherché des explications sur ce document, je suis tombé sur cette phrase: « c’est un peu comme pour les chewing-gums : ce qui marche le mieux, c’est d’en donner un échantillon, un avant-goût ». Moi j’aurais dit : « c’est un peu comme pour les chewing-gums : pour savoir si c’est bon, demandez à quelqu’un de le mâcher ». La comparaison n’est pas plus pertinente, mais c’est plus drôle.

Financement Business plan

Pour savoir si un chewing gum est bon, demandez à quelqu’un de le mâcher

Ça, c’était pour la présentation écrite. A refaire et adapter bien sûr en fonction de votre interlocuteur.

Ensuite, il faut travailler la présentation orale. Une fois qu’on a écrit à l’investisseur qu’on recherche des financements, parfois, il veut en savoir plus.
Les objectifs sont au nombre de 4 (c’est pas moi qui le dit, c’est l’APCE) :

  1. Attirer l’attention de l’interlocuteur. J’ai mis des grosses tâches de café et de confiture en arrière plan.
  2. Transmettre les messages clefs. Ou les clefs du message, je ne sais plus.
  3. Vendre son projet et non pas le défendre. Bon, en même temps je ne vends pas des armes chimiques à des dictateurs. Personne ne devrait me reprocher de vendre des brunchs, non ?
  4. Rassurer les investisseurs et ne pas les rendre inquiets. Merci, je n’y avais pas pensé. Je pensais le faire comme Don Corleone, mais finalement…

Et le top du top, c’est pitcher son projet en 30 secondes. Les américains appellent ça « elevator pitch ». Les français « le discours d’accroche pour rechercher des financements ». En plus d’avoir inventé le meilleur repas qui puisse être, ils ont la classe ces ricains…
Le principe, vous l’aurez sûrement compris, c’est de présenter à un investisseur, le temps d’un voyage en ascenseur, votre projet.

Bon, il ne me reste plus qu’à passer mes journées dans un ascenseur.

Financement Elevator pitch

Ce matin, j’ai cherché des financements #2 – le dossier de présentation

Sources images : fresheyesediting.com & malaysiaelevator.blogspot.fr/

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