Le monde parallèle de l’administration

Ça fait maintenant trois mois que j’ai officiellement quitté mon ancien emploi. Je vous rassure, c’est toujours sans regrets. Mais pas sans conséquences.
Comme dit l’adage, « toute peine mérite salaire ». Même si la peine n’est pas toujours proportionnelle au salaire, on en convient, ma peine de chômeur mérite bien quelque chose.

Quand on quitte un emploi, on a un papier merveilleux, l’attestation Assedic. Merveilleux car il permet à Polo de savoir combien vous avez gagné, et combien vous allez lui coûter (on dit « indemniser » c’est plus joli). Bon, en vrai, il connaît déjà tout, parce que son copain Trésor public ne sait pas tenir sa langue.

Pour une fois, j’avais anticipé. Un mois et demi avant la fin de mon contrat, j’avais contacté le service RH en lui expliquant ma situation : fin de contrat, déménagement à 1000 km, pas possible de revenir pour chercher le papier pour me faire indemniser. A priori, c’était dans leurs cordes. La locution a pris tout son sens lorsque l’heure fut venue de m’envoyer ledit papier. Bah non, ce n’est pas dans les procédures. Faut venir signer monsieur… Bon, après avoir insisté, j’ai fini par les convaincre de glisser le papier dans l’enveloppe et de me l’adresser à la nouvelle adresse. Ça n’a mis que 10 jours à arriver.

Mais une fois n’est pas coutume, je n’avais pas tout anticipé. J’ai eu 2 contrats à la mairie, géré par 2 services RH différents. A la fin de mon premier contrat, je n’ai pas pensé à demander mon attestation. A quoi bon ? J’avais déjà un nouveau contrat, et ce, sans passer par la case Polo.

Forcément, ma conseillère préférée avait besoin des deux papiers. Belote et rebelote. Même cirque, mêmes attentes au bout du fil, mêmes crises de nerf (à quelques différences près comme : « la personne est partie en congés pendant 2 semaines, il faudrait rappeler à ce moment-là »).

Et voilà que maintenant, on me demande d’envoyer une lettre autorisant l’envoi de mon attestation. L’administration vit dans un monde parallèle.

Voilà, ça, c’était la première étape. Maintenant, passons aux choses sérieuses : se faire financer une formation.

Ça semble tout simple : il faut qu’elle soit sérieuse, pas chère et qu’elle ne soit pas déjà organisée par Polo sous une autre forme. Et puis il y a les petites lignes en mode Cetelem. Et ça, personne ne te le dit au début.

L’étape 1 consiste à voir si tu as assez de DIF. Et si tu es un peu ric-rac, Polo est là. Tout bêtement, je pensais qu’en ayant travaillé trois ans, à raison de 20h acquises par année, j’avais 60h. C’est vrai, sauf si tu travaillais pour une administration. Dans ce cas, tu as cotisé, mais ce n’est pas utilisable dans le privé. J’ai donc payé un droit, auquel je n’aurai jamais droit. #petitesensationdevol

L’étape 2 consiste à remplir le dossier. C’est là qu’on se dit que Polo doit avoir de sacrés stocks : il utilise encore du papier carbonne. Donc l’invention de la photocopieuse n’est pas arrivée jusqu’à lui. #viveleprogrès

Unemployment

Après avoir fait signer le papier au centre de formation, l’étape suivante consiste à le déposer dans les temps. Je l’ai déposé 13 jours avant le début de la formation. Devinez quelle était la dead line ? #dépité

Voilà, on est en décembre, la prochaine formation est en 2014, mais Polo ne sait pas encore s’il continue à financer la formation l’année prochaine. C’est vrai, tous les chômeurs vont s’auto-former d’un coup au nouvel an. Quand je vous disais que l’administration vivait dans un monde parallèle …

Le monde parallèle de l’administration

Sources : reuters.com & canalplus.fr

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