Le grand départ #1

Je suis arrivé dans le nord il y a maintenant 3 ans presque tout pile. Un peu par hasard, je dois l’avouer. D’ailleurs, quand on me demande pourquoi je suis venu me perdre au Pôle Nord, je ne sais jamais quoi répondre. Ce n’est pas pour le soleil, non de non. Ce n’est pas pour la mer, on n’y voit pas ses pieds, puis il y a des icebergs . Ce n’est pas non plus pour la nature verdoyante. Les terrils sont tristement gris. Pour découvrir de nouveaux brunchs ? Le maroilles dans le café, je n’y arrive toujours pas.

Sûrement pour changer. Ça pour le coup, ça m’a changé : je n’avais jamais mis un manteau en plein été ? Maintenant, oui.

Brunch

Je n’ai toujours pas compris l’intérêt des parasols..

Il y a trois ans, j’étais loin de soupçonner tout ce que j’ai vécu ici.

Débarqué quelques jours avant la grande braderie de Lille, ses 3 millions de visiteurs, des objets que même les grands-parents de nos grands-parents n’ont pas connus, une ville entièrement piétonnisée et livrée aux folies des moules, à la douce odeur des frites au saindoux et de transpiration.

Débarqué dans un Master en ayant coché une mauvaise case, j’ai passé trois semaines à faire de la comptabilité de manière intensive, avec des gens complètement experts sur la question (ou du moins qui faisaient croire que oui). J’ai quitté mon transat à 35° pour découvrir une ville où quand tu ne vois pas la pluie de la journée, tu t’inquiètes.

Débarqué encore plus par hasard à la mairie de Lille, où j’ai pu découvrir de l’intérieur le monde du fonctionnaire. Dans un bureau, j’ai vu une citation de Clémenceau qui m’a beaucoup fait rire : « le fonctionnaire est le meilleurs des maris : quand il rentre, il n’est pas fatigué et a déjà lu le journal ». Même si c’est une grosse généralité, c’est trop souvent vrai. Mais pas toujours. Mais souvent.

Et puis ça laisse le temps de réfléchir à l’avenir, à ce qu’on veut faire de ses dix doigts. Analyser des comptes, faire des tableaux croisés dynamiques super complexes, des graphiques dans tous les sens ? La vie est courte, il faut en profiter !

Et si on restait couché ?

 

Il y a un an, la belle idée du brunch est arrivée. Ce matin d’hiver, la pluie (vous connaissez déjà l’histoire non ? Sinon c’est par là : wp.me/p3MvOt-e). Et l’ampoule s’est allumée : pourquoi on se fait livrer des pizzas, des sushis, « une tourniquette pour faire la vinaigrette, un bel aérateur pour bouffer les odeurs, des draps qui chauffent, un pistolet à gaufres », mais pas des petits-déjeuners et des brunchs ? Nous avons été plus inspirés que Boris Vian et avons mis l’idée sur les rails.

Je me rappelle encore comment nous avions trouvé Brunch me up’. C’était au-dessus des Contamines Montjoie, une petite clairière, à la fin du pique-nique. Après avoir rappelé les règles de bases, nous nous sommes lancés dans un brunchstorming où nous avons associé, classé, hiérarchisé, sélectionné et validé. Tout ça avec un bon café, allongé dans l’herbe, après avoir ramassé des kilos de myrtilles.

L’invention du brunchstorming

Et puis il y a 6 mois, la rudesse de l’hiver et le manque de soleil ont été le déclic qu’il manquait. Pourquoi le faire dans le nord, alors qu’on est tellement mieux au sud ? Que la famille et les vieux amis nous manquent ? Que les fruits et légumes sont tellement meilleurs quand ils voient le soleil ? Et qu’en plus, le brunch au soleil sur sa terrasse, c’est tellement mieux ?

Ni une, ni deux (trois en fait), j’ai checké les concurrents dans la région, demandé l’appel à un ami et l’affaire était dans le sac.

Le grand départ #1 – On dit que tu braies quand tu arrives din ch’nord

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